Inflammation et anxiété : quel lien ? – Jarred Younger
Le chercheur Jarred Younger explique dans sa nouvelle vidéo que l’inflammation – qu’elle soit dans le corps ou directement dans le cerveau – peut augmenter ou déclencher l’anxiété, en agissant notamment sur une structure clé : l’amygdale droite.
Le rôle de l’amygdale
L’amygdale surveille en permanence les signaux venant de nos sens et de notre corps pour détecter un danger.
Quand elle reçoit trop de signaux de “menace” par rapport aux signaux de “tout va bien”, elle envoie un message d’alerte au cerveau (hypothalamus, système nerveux) → c’est la réponse d’anxiété ou de panique.
Comment l’inflammation agit sur le cerveau
Les molécules inflammatoires comme l’interleukine-6, l’interleukine-17 ou le TNF-alpha augmentent l’excitabilité de l’amygdale et diminuent l’action du GABA, un neurotransmetteur apaisant.
Résultat : le cerveau devient plus réactif et plus susceptible de déclencher une anxiété ou une crise de panique.
Mais attention
Toutes les anxiétés ne viennent pas de l’inflammation.
Chez certaines personnes, l’anxiété a d’autres causes : psychologiques, génétiques ou environnementales.
L’inflammation semble surtout aggraver une anxiété déjà présente, ou servir de déclencheur chez des individus prédisposés.
Données scientifiques
Les études montrent que des marqueurs comme la CRP (C-reactive protein) sont souvent plus liés à la dépression qu’à l’anxiété, mais les deux peuvent augmenter lorsque l’inflammation est forte.
Identifier une anxiété inflammatoire ?
Il n’existe pas encore de test médical pour savoir si une anxiété est causée par l’inflammation cérébrale.
Les analyses comme la CRP, la vitesse de sédimentation ou l’interleukine-6 peuvent toutefois donner une idée du niveau d’inflammation générale.
Pistes explorées par la recherche
Certains traitements anti-inflammatoires (classiques, naturels ou expérimentaux) peuvent diminuer l’anxiété chez certaines personnes :
- Low Dose Naltrexone (LDN)
- Extraits végétaux (comme le pin maritime)
- Stimulation du nerf vague
- Bloc ganglion stellaire
- Techniques cérébrales ciblées (ultrasons focalisés transcrâniens)
L’objectif
Selon Jarred Younger, réduire l’inflammation – notamment celle du cerveau – pourrait aider à diminuer certains types d’anxiété chroniques.
Mais ce n’est pas le cas de toutes, et il faudra encore de nombreuses recherches pour comprendre les mécanismes précis.